AMEDEE 1er (1016-1051)

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AMEDEE 1er (1016-1051)

Message par lebeaujus le Lun 28 Fév - 6:03


Amédée Ier de Savoie, surnommé la Queue (vers 1016 - 1051),

* second comte de Savoie et de Maurienne de 1047 à 1051
* fils de Humbert-aux-Blanches-Mains et de sa femme Ancilia d'Aoste (ou de Lenzbourg).

Amédée Ier épousa une princesse nommée Adalgide, Adèle ou Adélaïde, mais n'eut point d'enfants, et à sa mort, la couronne passa aux mains de son frère Othon, Oddon ou Eudes.

Une autre source lui donne trois enfants :

* Humbert († 1051)
* Aymon († 1060), évêque de Belley
* Thiberge, mariée vers 1053 à Louis Ier († 1060) seigneur de Faucigny, puis à Gérold II († 1080), comte de Genève.

La succession de la Savoie se faisant généralement en primogéniture mâle, et Aymon, religieux, ne pouvant hériter du comté, le comté passa à Othon Ier.
Son règne

Son surnom de la Queue vient de l'époque du couronnement du souverain du Saint-Empire Henri III le Noir, auquel il participa, suivi d'une nombreuse suite de gentilhommes, à laquelle il fut donné le surnom de « queue ». Les chroniqueurs rapportent qu’à Vérone, il se présenta au conseil suivi de ses gentilhommes. À l'huissier qui le priait « de vouloir faire retirer cette grande troupe qui estait à sa queue », il insista et fit grand bruit. L'empereur, averti, dit : « qu'on le laisse rentrer et qu'il laisse sa queue dehors », ce à quoi le comte Amédée s'exclama : « Si ma queue n'y entre avec moi, je n'y entrerai là, et vous en quitte », alors l'empereur ordonna que la porte fut ouverte au comte et à sa queue.

« Advint un jour, raconte Paradin, que le comte se vint présenter à l'huis de la chambre où se tenoit le conseil, et ayant heurté, lui fut incontinent la porte présentée, pour sa personne seulement, le priant l'huissier du conseil de vouloir faire retirer cette grande troupe qui estoit à sa queue ; à quoi ne voulant acquiescer, ne voulut l'huissier permettre l'entrée : dont il persista encore si haultement que l'empereur oyant le bruit demanda que c'estoit, l'huissier répond que c'estoit le comte de Maurienne qui menoit après soi un grand nombre de gentils-hommes. Lors, dit l'empereur, qu'on le laisse entrer et qu'il laisse sa queue dehors : ce qu'ayant entendu, le comte répondit avec mécontentement : si ma queue n'y entre avec moi, je n'y entrerai là et vous en quitte. Alors l'empereur ordonna que la porte fût ouverte au comte et à sa queue. »

Il fonda le prieuré du Bourget et il prit le contrôle du fort d’Hermillon près de Saint-Jean-de-Maurienne. Sous son règne, débuta l'exode des paysans, trop nombreux dans les étroites vallées, vers les terres d'altitude dans les montagnes, qui jusqu'alors étaient couvertes d'immenses et épaisses forêts. Les premiers plateaux d'altitude furent conquis par les paysans de la Vallée de l'Arve et du Faucigny. À leur exemple, les paysans de Maurienne, de Tarentaise partirent à la conquête pionnière des hauteurs de leurs vallées.

À sa mort en 1051, la succession passa à son frère Othon Ier de Savoie (1023-1060).

Sous son régne, vécut :

* Guillaume della Chiusa, moine bénédictin, auteur de la plus ancienne chronique de Savoie en vers latins. Originaire de la vallée de la Maurienne, il dit avoir écrit ses chroniques à partir de traditions orales, car tous les documents de son monastère furent incendiés ou dévastés par les Sarrasins.

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Re: AMEDEE 1er (1016-1051)

Message par lebeaujus le Dim 27 Mar - 7:33

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France,

Les Princes de la maison royale de Savoie, par M. Édouard de Barthélemy

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Amédée Ier n'a pas laissé de traces bien impor-
tantes de son gouvernement : on ignore la date pré-
cise de sa mort fixée vers l'année 1069. L'historien
Paradin raconte à son sujet une assez plaisante aven-
ture qui lui serait arrivée quand il assista à Rome au
couronnement de l'empereur Henri III. «Advint un
jour que le comte, armé, se vint présenter à l'huis de
la chambre où se tenoit le conseil, et ayant heurté, lui
fut incontinent la porte présentée pour sa personne
seulement, le priant l'huissier du conseil de faire re-
tirer cette grande troupe qui estoit à sa queue, à quoi
ne voulant acquiescer, ne lui voulut l'huissier per-
mettre l'entrée. Donc il persista encore si hautement
que l'empereur oyant le bruit demanda que c'estoit ;
l'huissier répond que c'estoit le comte de Maurienne
qui menoit après soi un grand nombre de gentils-
hommes. — Lors, dit l'empereur, qu'on le laisse entrer
et qu'il laisse sa queue dehors. — Ce qu'ayant entendu
le comte répondit avec mécontentement : — Si ma
queue n'y entre avec moi, je n'y entrerai jà et vous en
quitte. — Ce qui décida l'empereur à céder et à faire
ouvrir les portes toutes grandes Amédée n'eut pas d'enfants d'Adalgise, sa femme,
et ses domaines firent retour à son frère, Othon ou
Odon, qui s'intitulait comte de Savoie et de Maurienne,
seigneur de Chablais, d'Aoste et de Valais, et qui de-
vint, par son mariage, marquis de Suse. Ce mariage
est même à peu près le seul acte important de sa vie
dont les anciennes chroniques nous aient conservé le
souvenir : il ne survécut d'ailleurs qu'une dizaine
d'années à Amédée. Il avait épousé Adélaïde, fille uni-
que d'Ulrich Mainfroy, dernier marquis de Suse,
veuve de Herman, duc de Souabe, et de Henri, mar-
quis de Montferrat : elle vécut jusqu'en 1091, ayant
eu pour enfants :

Pierre de Savoie, auquel Adélaïde donna les titres
de marquis de Suse et d'Italie, mais il n'eut de sa
femme, Agnès de Guyenne, fille de Guillaume VI et
d'Agnès de Bourgogne, que Agnès, mariée à Frédéric
de Montbéliard, et Alix, épouse de Boniface, marquis
de Saluées, par l'entremise de la comtesse Adélaïde ;

Amédée, qui succéda à son père;

Othon de Savoie, évêque. d'Asti, et sous l'épiscopat
duquel le pape Urbain II vint consacrer, en 1096, la
nouvelle cathédrale ;

Berthe de Savoie, mariée à l'empereur Henri III de
Souabe, dit le Vieil, qui voulut la répudier, et ne se
décida à la conserver qu'après avoir été prévenu par
le pape que « les parents de Berthe, qui estoient puissants, se ressentiroient de cette injure et la vénge-
roient par les armes ; »

Adélaïde de Savoie, qui épousa Rodolphe, duc de
Souabe, et depuis élu empereur.

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